• Quelques dates dans la vie d' Etienne.

     

    1 Avril 1834

    Quelques dates...

    Reçu 43F pour solde d'une facture du 2 aout 1833. A lyon. Signature pas très lisible de peut être Bonnard.

     

     

    29 avril 1842

    Quelques dates...

    Quelques dates...

    Bourette notaire mandate un huissier pour des actes passés le 4 avril 1830 et qui concernent Paret et Antoine Paret. Jean Blanc, cultivateur et Claude Veyre, cordier, témoins. Signé Goutarel

     

    Antoine fils se marie en 1844 avec Marie-Rose Gaillard.

     

    8 mars 1847

    Quelques dates... 

    Reçu d'E Paret 20F pour intérêt d'un billet de 400 provenant de Marie Mousset femme Coindet. Marie Mousset est une « relation d'affaires» fidèle, des actes ont été passés avec elle en 1814 et 1843.

     

     

    21 juin 1857

    Quelques dates...

    Reçu d'Etienne Paret Père , de Limonne 35F en surplus de la vente d'un bois taillis. Maclas. Grenier

     

    Etienne paret père est âgé de 53 ans, Etienne Paret fils a 29 ans.

     

     

    22 novembre 1857

    Quelques dates...

    Quelques dates... 

    Vente par Antoine Paret cultivateur à Le Buy, commune de Maclas à Etienne Paret, son frère, cultivateur à Limonne, d'une vigne à Chorée, commune de St Jacques d'Atticieux pour 200F. L' acte a été enregistré à Pélussin le 15 février 1858 . Les 200F ont été payés le 22 mai 1859. 

     

     

    6 septembre 1860

    Quelques dates...

    Quelques dates...

    Quelques dates... 

    Traité relatif au canal : Marguerite Combe,Veuve de Michel Donnet , fait construire un batiment sur un terrain ou passe le béal irriguant les champs d' Etienne Paret de Maclas, de Pierre Plasson, Jean Claude Boué de Limonne, et de Jean Louis Chardon des Andrivaux. Elle s'engage à laisser couler l'eau à l'avenir comme par le passé et à entretenir et curer le béal . Témoins : Georges Guy, boulanger, et louis Billot buraliste. Acte rédigé par Joseph Auguste Barthélémy Veyre, notaire à Maclas. Enregistré à Pélussin le 10 septembre 1860. Purnil, successeur de Veyre.

     

     

    18 septembre 1869

    Quelques dates...

    Jean Claude Paret, cultivateur à Limonne, fils en 3ème a reçu d'E Paret, son frère meunier et propriétaire 2000F. « je pourrais faire un mariage convenable ».

    Jean Claude a t' il fait son «  mariage convenable » ? Espérons que oui. Il est âgé de 38 ans.

     

    Etienne meurt , le 15 septembre 1872, sa femme, Jeanne Guinot meurt le 23 mars 1876. De leur six enfants, trois sont encore en vie : Antoine, âgé de 54 ans , marié à Marie Rose Gaillard est cultivateur à Maclas, Etienne, 48 ans , marié à Fanie Barge va succéder à son père au moulin de Limonne, Jean Claude, 41 ans a peut être trouvé l'âme sœur.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Le viager

    Le viager

    Le viager

    Le viager

    Le viager

    Le viager

     

    7 Janvier 1837

    Un acte qui ne concerne qu' indirectement les Paret se retrouve dans les archives.

    Dans cet acte notarié, Etienne Marlhier, négociant, « créé, constitue et promet fournir, maintenir et faire valoir...une rente viagère  de 1250 francs par an» au profit de Catherine Desombrages, artiste musicienne célibataire majeure domiciliée à Lyon. Ensuite, sont détaillés les modalités des versements, les descriptions des biens... L'acte a été signé le 15 février 1815 à Lyon.

    Mais, c' est le risque du viager, Etienne Marlhier meurt avant Catherine Desombrages... et ce sont les héritiers qui doivent continuer à verser la rente viagère, 22 ans après la signature. Le pauvre notaire Raffray a fait la même malheureuse opération avec Jeanne Calment, 2 siècles plus tard. Les enfants d'Etienne Marlhier, héritiers de leur père et de cette malencontreuse rente , ne s’acquittent pas spontanément de son versement, et Mlle Desombrages, toujours bon pied, bon œil, fait appel à la justice. Le tribunal de première instance de Lyon donne raison à la requérante et les enfants d' Etienne Marlhier sont condamnés à verser 2500 Francs. Sa fille , Jeanne, et son époux Pierre Joseph Copin habitent à Maclas. Le lieu de résidence de Pierre, le frère de Jeanne, n'est pas indiqué.

    Une copie de l'exploit et de l'acte de constitution de la rente a été remise aux époux Copin, et au premier adjoint du maire de Maclas, qui, vous l'avez deviné, est Etienne Paret. Les Paret sont d'ailleurs bien impliqués dans la vie communale , comme en témoigne cet article du site de la mairie de Maclas : « Le registre de la municipalité de Maclas est commencé le 14 thermidor An 2, les séances et jugements se tenaient dans la ci-devant église pour l’ex-baronnie de Maclas, étaient présents et ont signé :

    JUTHIER maire de Maclas, BERAUD maire de Véranne, CAILLET maire de St Appolinard, CROTTE maire de …, CHATAGNER Président du Tribunal, VILLENEUVE Greffier, CANARD et FOVET agents, les membres : Jean CHORON, BOURCHANY, BOUCHER, BERAUD, CHOMIENNE, LIMONE, TEYSSIER, CHOREIN, CELLARD, sans titre : BOURETTE, CHAVARD, Etienne PARET ».

     

     


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  • Une matrice cadastrale, datée du 27 septembre 1832, inventorie les terres, vignes, moulin, landes... d'Etienne Paret, situés à Limonne et autres lieux-dits.

     

    E. Paret - Cadastre 1832

    E. Paret - Cadastre 1832

     

     

    Les parcelles de La Croix et de Limonne se retrouvent sur le cadastre napoléonien :

     

    E. Paret - Cadastre 1832

     

     

    Ces parcelles sont planifiées sur le cadastre actuel, avec des numéros différents .

     

    Equivalence N° de parcelle de l'année 1832- N° actuels :

    633=2876                 642=2859           643=2858       646=3652        

    647,688,655,656=2871                 657,664=2876      666=3084

    670=très petite parcelle, regroupée avec une parcelle attenante.

    757=2733

     

     

    E. Paret - Cadastre 1832

     

     

    Les N° de parcelles des Paret sont fléchés en bleu.

    On reconnaît la rivière le Fayon et le bief qui amène l'eau du Fayon au moulin : le Fayon est à l'est des parcelles 2846 à 2862, le bief est à l'Ouest. Le bief « prend sa source » à environ 200 mètres en amont du moulin.

    E. Paret - Cadastre 1832

    E. Paret - Cadastre 1832

     

     

    La parcelle 3652 est appelée l'écluse : c'est cette écluse qui régule le débit du bief, et qui a été à l'origine de bien des procès. Le bief est toujours visible et entretenu.

     

    E. Paret - Cadastre 1832

     

     

    Le moulin, le jardin, le battoir, qui formaient plusieurs parcelles, ont été regroupés (parcelle 2871).

      

    Avec Guy, nous avons fait la connaissance des nouveaux propriétaires du moulin, et nous avons photographié ce qu'il reste de la roue à aubes. 

    E. Paret - Cadastre 1832

     

    On connait maintenant l'environnement des Paret . Sans être de grands propriétaires, ils avaient un joli patrimoine, dont certaines parcelles me demeurent encore inconnues, malgré des investigations assez poussées. Je ne sais pas où se situent les 4 premières parcelles de la matrice.

     

    Un plan était joint au relevé cadastral:

    E. Paret - Cadastre 1832

    E. Paret - Cadastre 1832

     

    Où se situe ce lieu-dit ? J'ai trouvé un Briat à St Appolinard, mais pas les N° de parcelles...

    Avis aux lecteurs géographes. Un indice : un testament nous a appris que les terres des Paret s'étendent sur les communes de Maclas, St Appolinard, et St Jacques d'Atticieux.

     

    Pour finir, une vue imaginaire du moulin, avant qu'il ne subisse les outrages du temps, et surtout d'un propriétaire irrespectueux.

     

     

    E. Paret - Cadastre 1832

     


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  • E. Paret- Aumone aux pauvres-1831

    Nous déclarons que Etienne Paret nous a

    remis les soixante francs qu'il devait

    distribuer en aumone aux pauvres suivant

    traité du 4 fevrier mille huit cent trente

    partant il sera quitte de cette distribution

    dont nous nous chargerons.

    Maclas 19 fevrier 1831

     

    Jeyre Corompt Jean François Paquet

    François

     

    Quel est ce traité ? Il s'agit probablement d'un accord passé entre certains habitants de Maclas pour venir en aide aux plus démunis. L' hiver 1830 a été particulièrement froid, et il a vu le début d'une épidémie de choléra. En février 1830, Etienne était très pris par la succession de Etienne Paret et de Louise Paquet, ses cousins,  et il a , semble t'il, négligé les pauvres. Il accepte de donner l'argent, comme prévu, mais se décharge de la distribution auprès de ses voisins.

     


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  • Après le décès de Louise Paquet, Etienne Paret, co-héritier, a du dépenser pas mal d'argent, en frais de succession et de procès, parts d'héritage, remboursements de dettes...

    Pour, peut être faire face à ces dépenses, il emprunte avec son père Antoine, 2000 francs à Jean-Baptiste Panel le 26 septembre 1830 :

     

    L' acte est rédigé par Bourette, le notaire familial.

    Le roi est désormais Louis Philippe, roi des Français, la Navarre a été supprimée de l'en tête. Quand au timbre fiscal, il est passé de 35 centimes à 1,25 francs en quelques mois.

    Les Paret s'engagent à rembourser la somme dans un délai de un an, et ils hypothèquent leurs biens. Concernant Etienne, c'est une hypothèque en 2ème rang, ses biens ayant déjà été hypothéqués en 1826 au profit de André Gery.

    Pendant des années, ce prêt ne laisse aucune trace dans les archives. Ni quittance, ni relance, ni procès. Jean-Baptiste est le créancier rêvé, ou bien un bon copain, ou un être particulièrement étourdi. Mais cet état de grâce prend fin avec le décès de Jean-Baptiste, le 23 mars 1843, à St Jacques d'Atticieux, commune de l'Ardèche située à quelques lieues de Limonne. Jean, le fils de Jean-Baptiste est décédé peu de temps auparavant, et c'est la veuve de Jean,  Cristine Magnard qui hérite de l'emprunt. Le 24 décembre de la même année, elle se rappelle au bon souvenir d'Etienne et reçoit 160 francs d'intérêts du prêt :

     

    Le 1er mars 1846, on découvre une quittance surprenante :

     

    Un certain Henri Alléon, de Brossainc, un village situé tout près de St Jacques d'Atticieux, s'auto proclame créancier de l'obligation des 2000 francs. Les lecteurs perspicaces et coutumiers des mœurs de l'époque résoudront facilement cette énigme.

    Pour les autres, la solution se trouve dans un acte du 1er septembre 1856 :

     

    Henri Alléon a épousé Cristine Magnard, et gère donc la fortune de sa femme. Une rapide vérification dans les archives de l'Ardèche nous confirme que le mariage a eu lieu à St Jacques d'Atticieux, le 14 février 1844. Henri passe quittance pour les 2000 francs, dont 1000 avait déjà été versés à Marie Panel, la fille de Cristine, le 6 septembre 1852 « verbalement ».

    Il est fort possible que les intérêts de 5% aient aussi été versés « verbalement » à Jean-Baptiste Panel, puis à Henri Alléon. Les prêts se faisaient entre voisins, ou parents, et les relations étaient apparemment basés sur la confiance.

    Vous remarquerez que le timbre royal a été remplacé par le timbre impérial... Les notaires se ruinaient en frais de tampons, dans cette époque troublée.

    Que tous ceux qui se sont attachés à Etienne 2 se rassurent, il reste encore quelques actes le mettant en scène.

     

     


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