• Rentes et terriers 2

    Rentes et terriers 2

     

    En 1786, une requête était adressée à Antoinette Guillon, mère de François Plasson par le Chapitre de St Chamond, pour arrérage de rentes. 

    Rentes et terrier

     

    Une requête a également été adressée à Claude François, un voisin, et les deux incriminés unissent leurs forces.

    23 janvier 1786

    Rentes et terriers 2

    Rentes et terriers 2

    Rentes et terriers 2

    Claude François et François Plasson, de Limonne, s'adressent « humblement » à Monsieur le Sénéchal du Vivarais ou à son lieutenant à Annonay, et lui exposent les faits :

    « Le 1er décembre 1462, Pierre de Choron reconnut au Seigneur de la Barge devant J. Colombi notaire deux pièces de terre situées au mas de Chorron, indivisés quand à la directe avec les dames religieuses de Ste Claire d'Annonay sous la cense annuelle et perpétuelle » d'une rente en nature et monnaie.

    Deux siècles plus tard, le Seigneur de la Barge cède ses droits sur les terres aux religieux de l'église collégiale de St Chamond. 

    " L' église collégiale de St Jean Baptiste qui s'élevait jadis sur la colline de St Chamond , fut fondée en 1634, par Melchior Mille de Chevrieres, en l'honneur des saintes reliques qu'il possédait. Pendant un siècle et demi, elle fut témoin de la vie pieuse et régulière que menèrent, sous les yeux de Dieu et dans l'oubli des hommes, les membres du Chapitre qui la desservait. En 1790, un décret de l'Assemblée nationale la ferma et dispersa le Chapitre. L'église, abandonnée, fut bientôt renversée : aujourd'hui quelques pans de murs attestent seuls qu'elle a existé. Entièrement dévoués à leurs modestes et paisibles fonctions de gardiens des saintes Reliques, les chanoines de Saint Jean avaient travaillé pour le Ciel, et non pour l'histoire; leurs noms, leur charité, les services rendus , tout fut promptement oublié"

    Extrait de « église collégiale de St Jean Baptiste » de Maurice de Boissieu

    Histoire de la collégiale

     

    Les chanoines mettent à conformité l'acte de 1462 : « Dans la suite, les fonds se divisèrent entre différents particuliers » et le 15 septembre 1683, un nouvel acte notarié « fit consentir des reconnaissances séparées ». Mais les nouvelles rentes prévues sont exorbitantes, à tel point que « le chapitre se garda bien de les mettre d'abord à exécution. Ce n'est qu'après les avoir laissé vieillir pendant près de cent ans dans la poussière , qu'on s'est avisé de les en tirer pour en faire usage contre les suppléants ».

     

     

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    Ainsi, après cent ans , les doyens et chanoines de St Chamond dépoussièrent cette nouvelle reconnaissance de fonds , et décident de la faire appliquer. Ils font appel à la juridiction ordinaire de Serrières. Dans un premier temps, la mère de François Plasson est assignée, puis c'est au tour de François, le 1er juillet 1784 . « Le 27 octobre de la même année, Jean et Claude François, père et fils, furent assignés en la même juridiction, à la requête des mêmes doyens et chanoines » . Les accusés se réunissent pour se défendre, mais « ils furent mal défendus, ou plutôt ils ne le furent pas du tout », et se voient condamner à payer par deux sentences : le 9 mai 1785 contre Plasson et sa mère, le 13 juin suivant contre les Francois père et fils.

     

     

     

     

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    Les deux affaires étant identiques, les suppléants demandent qu'elles soient réunies pour diminuer les frais. Ils ont manifestement l'intention de faire appel . A suivre...

     

    Cette procédure engagée contre deux familles de Limonne est à rapprocher de celle engagée en 1767 contre Etienne Paret par les sœurs de Ste Claire d'Annonay, qui gèrent les mêmes terres, en indivision.

    http://paret-meuniers.eklablog.com/abbaye-sainte-claire-a133356042

     

     

     

     


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