• Succession réussie

    Les nouveaux mariés, Etienne et Jeanne Fovet, sont vite rattrapés par les « affaires » 

    Le 6 octobre 1758, un acte intitulé « relache d'immeubles payé par Etienne Paret de Limonne à ses frères et sœurs du dit lieu » fait suite au testament de Jeanne Mantelin, et nous permet de faire plus ample connaissance avec Etienne.

    Succession réussie

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    Dans son testament, Jeanne avait stipulé qu' Etienne devait verser une somme d'argent à ses frère et sœurs, à leur majorité. La majorité s'obtenait alors à 25 ans, ou par le mariage. En 1758, Marguerite, la sœur d'Etienne, est majeure, puisqu'elle a épousé deux ans plus tôt Etienne Rivollon. Antoinette, la deuxième sœur a 24 ans, et Claude , le benjamin de la fratrie, 22 ans.

    Mais, majeurs ou pas, Marguerite, Antoinette et Claude ont envisagé d' assigner Etienne pour toucher leur part d'héritage. Etienne se révèle alors un fin négociateur. Il reconnaît les droits de ses frère et sœurs et leur fait une proposition, qu'ils acceptent : plutôt que de gaspiller de l'argent en procès, il propose que les deux parties choisissent chacune un expert pour liquider la succession à l'amiable. Les experts sont Jean Choron pour Etienne, et Joseph Ollagnier pour le trio, tous deux de Maclas. Après avoir inventorié tous les biens, les experts concluent que les demandeurs ont droit à 226 livres chacun, et que la régularisation peut se faire par transfert de propriétés. Les terres qui reviennent à Marguerite, Antoinette et Claude sont precisement délimitées et cet accord satisfait toutes les parties.

    Quelles conclusions tirer du traitement raisonnable de ce qui aurait pu être un lourd différent ?

    La fratrie a l'air plutôt unie, Etienne a su imposer avec diplomatie son projet, les experts, hommes de terrain ont fort bien rempli leur rôle de médiateurs.

     

     

    L'acte suivant est daté du 29 fevrier 1759

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    Bonne nouvelle : Antoinette Paret, perdue dans les archives, est retrouvée dans cet acte de vente. Elle n'était pas dans les registres paroissiaux de la Loire, et pour cause  elle s'est mariée à Félines, dans l'Ardèche. Ce n'est pas très loin de Limonne, 5 km à vol d'oiseau. Elle a épousé le 20 février 1759 André Blanc.  Les époux Paret-Revolon et Paret-Blanc vendent des terres à Laurent Pessonaux laboureur à Lupé.Les terres appartiennent aux épouses, ce sont très certainement celles dont elles ont hérité quelques mois auparavant , suite à la proposition des experts. Les maris ont donné leur autorisation.

    Les parcelles vendues sont détaillées, mesurées. Le système métrique n'était pas encore institué, les mesures variaient d'une région à l'autre, voire d'un village à l'autre ! Que représente un « coin de pré » aux Andrivaux du contenu de trois coupées et un quart ? La coupée de Lyon est l'équivalent d' environ 350 m2, la coupée de Saone et Loire un peu plus. Mais, un peu plus loin, une parcelle vendue a une « contenance d' un bichet et d'un quart de coupe ». Le bichet est une mesure de grains, et un bichet de terre est la superficie ensemencée avec un bichet de grains, la valeur du bichet varie bien entendu d'une région à l'autre !

    Les protagonistes, habitués à ces mesures, concluent la vente pour une somme de 109 livres, pour le couple Revolon-Paret et 131 livres pour le couple Blanc-Paret. Et, comme le notaire est précis, il rajoute que le montant total est 240 livres. Suit la liste des témoins, qui ont déclaré ne pas savoir signé.

     

    Cette même année, un dernier acte solde la succession. Il est daté du 20 juin 1759.

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    Succession réussie 

    Marguerite, Antoinette (et leurs maris), Claude reconnaissent avoir reçu chacun 20 livres d' Etienne, leur quote part de ce qui était du par défunt Antoine Rondet, vigneron de la Ribaudy, commune de Chavanay, à Floris Paret. Pour compléter cette histoire de famille, Antoine Rondet était le père de Laurence Rondet, l'épouse de Jean Paret, meunier à Loye et cousin germain de Floris.

    L'acte est établi par Coppin, notaire royal. Il solde la succession, mais d'autres documents ne demandent qu'à être dépoussiérés.

     

     

     


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